Précisions et corrections relatives au rapport Key Facts

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En dépit de nos efforts pour fournir une information absolument fiable, quelques erreurs ont été commises dans le rapport. Nous nous en excusons. Celles qui furent identifiées sont ici recensées et rectifiées, avec les sources à l’appui. D’autres erreurs ont pu être commises. N’hésitez pas à nous les signaler (kreiss@watch-out-project.org).

I. Sur la partie « Climat »

  • Concernant les émissions de GES : combien de CO2 devons nous éviter ?

    Il est écrit à la page 24 du rapport :

« Dans son rapport World Energy Outlook l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a déterminé un scénario à horizon 2020 permettant de répondre à l’urgence climatique. Dans celui-ci, les émissions mondiales liées au secteur énergétique ne doivent pas dépasser 32 gigatonnes par an. Or, nous serions déjà en 2013 à 36 gigatonnes de CO2 au total, et selon l’ADEME, 90% des émissions mondiales sont liées au secteur de l’énergie ».

Ces chiffres ne sont pas surprenants, à condition d’intégrer dans la catégorie « secteur de l’énergie » chacune de ses composantes (extraction, combustion, utilisation dans les transports et industries etc.). Mais dans la mesure où ils n’apparaissent plus sur le site internet de l’ADEME, qui a été remanié, on présente ici de quoi alimenter une prise de vue avec des données semblables  :

  1. Environ 90 % sur un document du ministère de l’écologie, conçernant les émissions de GES en Europe des 27.

  2. 95,5 % sur un document qui comptabilise les émissions liées aux transports, à la production d’électricité et de chaleur, au chauffage et à l’industrie notamment [1].

Une étude publiée dans la revue Nature est depuis venue fournir une approximation plus précise conçernant l’exploitation des réserves de fossiles. Elle abouti à la conclusion que pour maintenir 50 % de chances d’éviter un réchauffement de plus de 2° (au sens du GIEC), l’humanité doit se dispenser d’extraire 33 % des réserves de pétrole, la moitié des réserves de gaz, et 80 % des réserves de charbon. Il est écrit par ailleurs que l’exploitation des ressources de l’Arctic et des pétroles non conventionnels sont discordants avec avec la volonté d’éviter un réchauffement de plus de 2° [2].

  • Concernant les projet identifiés par Greenpeace

           Il est écrit à la page 24 du rapport :

« En effet, dans un rapport alarmant, Greenpeace liste et décompte les émissions liées à 14 projets aujourd’hui programmés aux quatre coins du globe, qui d’ici 2050 libéreraient 300 milliards de tonnes de CO2 provenant de : – Pratiquement 50 millions de tonnes de charbon ; – Pratiquement 25 milliards de m 3 de gaz ; – 260 millions de barils de pétrole. »

Il s’agit en fait de 260 milliards de barrils de pétrole, selon la source de Greenpeace.

 

II. Sur la partie « Matière et énergie »

  • Concernant les prix du pétrole actuels

    Il est écrit à la page 6 :

« A présent la situation s’est normalisée par le haut : voilà trois ans que le prix du baril de pétrole reste au dessus de 100 dollars ».

Les prix du pétrole actuel ne pouvaient pas être prédis ; ils résultent de différentes décisions émanant des autorités américaines, saoudiennes, et russes. Ces Etats se livrent en effet une compétition musclée pour bénéficier de rentes financières vis à vis des pays importateurs. Cependant, cette question nous paraît assez secondaire. Il est évident qu’assez bientôt, à moyen terme en tout cas, les prix repartiront à la hausse. Surtout, les Etats-Unis ne pourront tenir ce rabais sur les prix, étant donné le très mauvais taux de retour énergétique de leurs pétroles et gaz de schistes [EROI], et leurs réserves, qui ne sont pas comparables aux réserves sadoudiennes. Voir sur cette question notre analyse récente sur le site [3].

  • Sur l’activité d’Exxon Mobil entre 2007 et 2011

Il est écrit à la page 9, dans le tableau, qu’Exxon Mobil produit 2580 barils de pétrole en 2007, et 2312 barils en 2011. Il s’agit de millions de barils.

III. Sur la partie « Synthèse et prospective »

  • Conçernant le rôle des activité humaines dans les catastrophes naturelles

 Il est écrit à la page 14 :

« Seuls à priori, séismes, tsunamis et volcans relèvent véritablement des forces de la Nature, tandis que les sécheresses, inondations, crues, tempêtes, cyclones, deviennent aujourd’hui fréquemment corrélées à l’activité humaine ».

Depuis quelques mois, des analyses scientifiques soulignent le rôle de l’interaction entre le climat et les séismes et volcans sous-marins (ayant donc aussi une incidence sur les tsunamis, originés par ces évènements géologiques). En effet, l’élévation du niveau des mers crée une pression supplémentaire sur les plaques tectoniques. De la même manière, les phénomènes de crues causés par la fonte glacière, et d’une façon générale, les précipitations intenses, pourraient générer davantage de séismes, d’éruptions volcaniques, et de tsunamis (sans compter même les forages réalisés en vue de l’extraction d’hydrocarbures). Cette hypothèse scientifique commence à être documentée raisonnablement.  [4].

Sources

1

Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Service de l’observation des statistiques, Repères, Chiffres clés du climat France et Monde, Édition 2013, 2013, p.14 (déductions à partir   du   graphique).   URL :  http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rep_-_Chiffres_cles_du_climat.pdf

Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Service de l’observation des statistiques, Repères, Chiffres clés du climat France et Monde, Édition 2012, partie 2.

URL : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/chiffres_cle_climat_partie2.pdf

2

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/07/pour-limiter-le-rechauffement-a-2-c-combien-de-petrole-gaz-et-charbon-en-moins_4550929_3244.html ; http://www.nature.com/nature/journal/v517/n7533/full/nature14016.html

3

http://watch-out-project.org/wp3/wp-admin/post.php?post=690&action=edit

4

Voir par exemple : http://www.newsweek.com/nepal-earthquake-could-have-been-manmade-disaster-climate-change-brings-326017.html

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